Une traduction ?  

   

La lutte antivectorielle

La lutte antivectorielle est entreprise dans des régions de la planète où sévissent des maladies transmises par certaines espèces de moustiques, parfois sous forme épidémique, en zones tropicales et subtropicales, comme dans les départements et territoires français d’outre-mer.

Cette mission répond à un objectif de santé publique et relève donc de la compétence de l’Etat (ministère de la Santé / DGS).

Elle peut se combiner à des actions de contrôle de la nuisance, portées par les Conseils départementaux.

La loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a maintenu la compétence de l’Etat pour la décision d’entreprendre des actions au titre de la lutte antivectorielle, mais en a conféré la charge aux Conseils départementaux des départements concernés.

Dans les départements d’outre-mer, où cette mission était organisée par les administrations de l’Etat, des transferts de personnels et de ressources correspondantes sont opérés vers les Conseils généraux par convention.

Dans les départements métropolitains où n’existait jusqu’alors aucun dispositif antivectoriel, un risque justifiant la mise en place d’une organisation au titre d’une lutte antivectorielle consiste en une charge nouvelle.

Le cas d’Aedes albopictus en métropole et dans les Alpes-Maritimes

L’identification récente d’Aedes albopictus en France métropolitaine, à partir de 1999 ponctuellement dans quelques dépôts de pneus usagés et à partir de 2004 / 2005 dans le Sud-Est des Alpes-Maritimes, a justifié une implication de l’Etat (ministère de la Santé), en raison du caractère vectoriel potentiel de ce moustique.

La survenue contemporaine du chikungunya à La Réunion, par pure coïncidence, avec la médiatisation qui en a résulté et les amalgames inappropriés qui ont été faits avec l’apparition d’Aedes albopictus dans les Alpes-Maritimes, a contraint le Ministère a appliquer un principe de précaution, pour prendre en charge la demande sociale et garantir l’évitement d’une très éventuelle dissémination de chikungunya importé de l’Océan Indien. Mais en réalité, dans nos régions tempérées, comme en Italie depuis près de 20 ans, Aedes albopictus n’est « qu’un » nuisant.

Ce contexte particulier explique que son contrôle se fait au titre de la lutte antivectorielle, c’est-à-dire sous l’égide de l’Etat, sous deux formes complémentaires :

- dans les zones non infestées, une veille de son apparition ou de son extension géographique, par un dispositif de piégeage :

  • à la périphérie de secteurs infestés.
  • dans des sites à risques (stockages de pneumatiques, par ex).
  • dans les infrastructures de transports internationaux (ports, aéroports, aires d’autoroutes…).

Cette action est prise en charge par le ministère de la Santé (DGS).

- dans les zones infestées, une surveillance de confirmation, un diagnostic des gîtes larvaires, un contrôle opérationnel et une communication préventive. Cette action est prise en charge par le Conseil général, qui a donc mandaté l’EID Méditerranée comme opérateur technique.

- Loi du 16 décembre 1964 modifiée par l’article 72 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales.

- Décret d’application du 1er décembre 1965 modifié par le décret du 30 décembre 2005.

   
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