Une traduction ?  

   

L'adulte

L'alimentation

Pendant les premiers jours de leur existence, les adultes mâles et femelles sont au repos dans des lieux abrités. Leur premier repas, pris le plus souvent au crépuscule, est composé de nectar.

La reproduction

La fécondation des œufs a lieu au moment de la ponte mais l'accouplement a eu lieu avant. Il n'y a généralement qu'un seul accouplement au début de la vie de l'adulte, le sperme étant stocké dans les spermathèques de la femelle où il est conservé tout au long de la vie de celle-ci. Le moustique mâle est attiré par les vibrations des ailes de la femelle en vol. L'accouplement peut avoir lieu entièrement en vol ou se terminer sur un support. C'est pourquoi l'élevage en captivité est difficile à réaliser pour certaines espèces, l'espace étant un des facteurs déterminant. Cet inconvénient a été surmonté en ayant recours à l'accouplement forcé. Les moustiques peuvent, comme beaucoup d'autres insectes, former des essaims ; ils sont, le plus souvent, composés uniquement de mâles.

Le repas sanguin

Les moustiques sont surtout connus pour les repas de sang pris par les femelles qui ont besoin, chez la plupart des espèces, d'un apport supplémentaire en protéines pour la maturation des œufs. Elles piquent de préférence les vertébrés mais ont, presque toujours, une attirance pour un ordre donné. Certaines piquent de préférence les oiseaux (Culiseta longiareolata,...) ou les batraciens (Culex hortensis, Culex impudicus). D'autres peuvent produire une première ponte sans prendre de repas sanguin (Coquillettidia richiardii, Culex pipiens, Uranotaenia unguiculata,...) ; elles sont dites autogènes et utilisent les réserves énergétiques accumulées par la larve. Nous savons tous par expérience que les moustiques piquent préférentiellement à certaines heures de la journée, le plus souvent à l'aube et au crépuscule. Certaines espèces, plus rares, sont agressives pendant tout le nycthémère (Culex modestus).

La ponte

Une fois gorgée de sang, la femelle se réfugie dans un abri jusqu'à développement complet des œufs, puis elle recherche un endroit pour pondre. Le nombre d'œufs produits varie en fonction des espèces et de la quantité de sang absorbée, les pontes autogènes étant toujours composées d'un moins grand nombre d'œufs. Un seul repas sanguin suffit pour produire une ponte ; si la quantité de sang est suffisante, la femelle ne piquera à nouveau qu'après avoir pondu. Chez certaines espèces, la maturation des œufs laisse des traces dans les ovaires (Anopheles, Coquillettidia), ce qui permet de déterminer " l'âge physiologique " des femelles, notion particulièrement importante dans le cas de transmission de maladies.

Le vol et la dispersion

Les capacités de vol varient énormément d'une espèce à l'autre et en fonction des conditions météorologiques. Certaines espèces ne se déplacent pratiquement pas quand les conditions leur sont favorables (Culex pipiens en milieu urbain) mais d'autres sont capables de parcourir de longues distances surtout quand elles sont " portées " par des vents chauds et humides (Ochlerotatus caspius,...). La distance parcourue dépend de la réserve d'énergie fournie par le glycogène, synthétisé à partir du nectar et stocké dans le corps gras et dans les muscles. La distance maximale parcourue après un repas de nectar est d'environ 30 kms mais pas forcément en une seule fois ni dans une seule direction. Des vols de dispersion se produisent à différentes périodes de la vie du moustique (quête d'un hôte, propagation de l'espèce,...) et concernent principalement les femelles.

Le rythme circadien

Chaque moustique possède un rythme endogène d'activité et de repos. Ainsi, il a été constaté, par exemple, que la ponte avait lieu à heure fixe, au crépuscule le plus souvent. Ce rythme circadien intéresse également les repas de nectar et de sang. Il varie d'une espèce à l'autre bien qu'il soit toujours d'environ 24 heures et se maintienne même si l'activité ne peut avoir lieu : vent fort, température trop basse, absence d'hôte pour le repas de sang, etc.

La diapause

Partout où il y a un hiver tant soit peu rigoureux, l'hibernation apparaît. Elle peut avoir lieu à un stade fixe (œuf chez les Ochlerotatus, larve chez Anopheles plumbeus et Coquillettidia richiardii, adulte chez des Anopheles et Culex) ou à plusieurs stades. Au stade adulte, les femelles se réfugient dans des lieux abrités (caves, bergeries,...) ; même s'il leur arrive de prendre un repas de sang, sur les moutons d'une bergerie par exemple, il n'y a pas production d'œufs tant que la belle saison n'est pas revenue. En fait, il ne suffit pas d'une élévation de température pour que l'activité reprenne ; la durée du jour joue également un rôle important.

La durée de vie des adultes

On pense généralement que les moustiques adultes ne vivent que quelques jours, au maximum une ou deux semaines. Certaines espèces ont effectivement une durée de vie qui n'excède pas deux à trois semaines : c'est le cas de Culex pipiens, par exemple, en période estivale. Par contre, d'autres espèces vivent plusieurs mois, en particulier celles qui hibernent au stade adulte. Il faut noter aussi que les moustiques sont la proie de nombreux prédateurs et la cible de l'Homme, autant de facteurs qui contribuent à diminuer leur " espérance de vie ". Un chercheur a montré qu'Anopheles atroparvus vit en moyenne six mois en hiver alors qu'il survit rarement plus de six semaines en été.

 

   
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