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La larve

Toujours aquatique, l'évolution de la larve s'accomplit en quatre stades, séparés par une mue, lui permettant de passer d'environ 2 à 12 mm. A l'exception des Coquillettidia qui ont une biologie particulière, toutes les larves sont mobiles et respirent à la surface de l'eau, soit directement (Anopheles), soit par l'intermédiaire d'un siphon respiratoire (Ochlerotatus, Culex, Culiseta, Orthopodomyia, Uranotaenia) situé à l'extrémité de l'abdomen. Elles se déplacent par saccades et se nourrissent, généralement par filtration, soit à la surface, soit au fond du gîte larvaire. Les larves de Coquillettidia vivent fixées à des racines de plantes au moyen d'un siphon modifié leur permettant de respirer l'air contenu dans les tissus végétaux. Elles se déplacent très peu et après chaque mue la larve se fixe à proximité de l'exuvie abandonnée. La durée du stade larvaire est très variable, de quelques jours, en été, à plusieurs mois (parfois une année pour les espèces n'ayant qu'une génération par an et hibernant au stade larvaire : Coquillettidia richiardii, par exemple ). On trouve des larves dans toutes les collections d'eau, du marais aux fossés pollués, des fosses septiques aux creux d'arbres, sauf dans les eaux courantes. Ces gîtes peuvent s'étager du bord de la mer (Ochlerotatus mariae) à des altitudes élevées (Ochlerotatus pullatus, Ochlerotatus cataphilla, etc.), dans des zones dépourvues de végétation (Ochlerotatus mariae) ou des zones très ombragées (Ochlerotatus rusticus, Ochlerotatus cantans), dans des eaux douces (Anopheles), polluées (Culex pipiens) ou très saumâtres (Ochlerotatus mariae). Dans certaines conditions, la densité larvaire est telle que les larves peuvent occuper la totalité de la surface du plan d'eau (Culex pipiens, ...).

 

 

 

   
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